• Julie B.

Résiste !


Dans quelques années, une fois le seum digéré, nous pourrons vraiment dire à nos petits-enfants que l'année 2020 fût le Disneyland des émotions : le train fou de l'angoisse puis le grand splash de la joie, le roller coaster du kiff et bim le labyrinthe d'Alice du doute sans parler du space moutain de la pression... Pour certains, ces mois sont difficiles et les émotions s'accumulent, étouffées. Pour d'autres, les difficultés s'amoncellent laissant apparaître le doute et la peur du lendemain. Au cours de nos vies, nous faisons tous face à l’adversité. Elle n’épargne personne et prend toutes sortes de formes différentes. Mais dans cet Hunger Game à taille réelle, d'autres réussissent à tirer leur épingle du jeu et avancer leurs barques en surfant les vagues géantes. Qui ? Les résilients !


Ce qui va nous différencier est la manière dont nous allons réagir face à elle. Quand on parle de résilience, on comprend à peu près l'idée mais il y a toujours une zone de flou...Pour vous l'illustrer de façon imagée, voici la résilience façon questionnaire de Proust :

> Si la résilience était une chanson ce serait : Résiste de France Gall, prouve que tu existes

> Si la résilience était un personnage célèbre : Nelson Mandela

> Si la résilience était un film : Intouchables de Toledano / Nakache

> Si la résilience était une ville : Beyrouth

> Si la résilience était un héros : Batman


Aujourd'hui, dans notre contexte du quotidien, on parle de résilience comme d'une capacité à maitriser notre façon de réagir positivement ou rebondir face aux défis et aux adversités de l'existence.

Certaines personnes sont pourvues naturellement d'une vraie capacité de résilience mais pour d'autres, chaque difficulté peut être lourde à porter. La bonne nouvelle c'est que l'on peut muscler sa résilience comme son grand muscle glutéal (comprendre son muscle fessier) Mais comment ? Quelle est la recette ? Comment sortir vainqueur de cette période tourmentée et voir la vie en jaune banane ?


>> Je partage ici avec vous quelques recettes clés <<


Attention attention, warning, mayde mayde, je partage ici des grandes lignes ! Pour celles et ceux qui sont plus sensibles à ce point, cela demanderait d'y passer plus de temps et de regarder à la loupe et de façon personnalisée comment créer sa propre recette. Dans ces cas là, n'hésitez pas à m'envoyer un petit mail pour que je vous accompagne sur le sujet ;) Néanmoins, il y a tout de même quelques grandes lignes à connaître.


La première chose est de réfléchir à ce qui draine notre résilience et ce qui renforce notre résilience. Réfléchissez à une situation complexe que vous avez réussi à affronter et une autre ou vous avez baissé les bras, quels étaient les facteurs ?

Pour moi, par exemple :

> La fatigue, les pré-suppositions, les contraintes, la solitude, le ruminage sont des facteurs qui me trainent vers le pessimisme et le manque de confiance.

En revanche, la forme physique, l'amitié, la créativité, l'action, l'apprentissage sont les facteurs qui boostent ma confiance et ma résilience.


En fait les axes majeurs de travail de résilience se situent à 3 niveaux : la perception, l'affect et la réaction. Trois incontournables lorsque nous vivons une situation quelle qu'elle soit.

LA PERCEPTION = comment j'interprète la situation

L'AFFECT = qu'est-ce que je ressens

LA REACTION = comment je réagis


LA PERCEPTION

Nous avons tous une façon innée de percevoir les choses. Certains seront très vite inquiets, d'autres moralisateurs et d'autres nonchalants. C'est notre nature. En connaissant mieux nos prédispositions cognitives nous pouvons nous entraîner à les casser dans l'oeuf avec les questions suivantes : "Quelle serait une autre manière de voir les choses ?" ou "Ce que je pense n'est pas complètement vrai car..." ou "Si j'étais un enfant, un sage ou autre, comment j'accueillerais cette situation ?".

L'idée est de se forcer à changer de perspective pour accueillir une autre façon de voir les choses.


L'AFFECT

Nous parlons ici des émotions ressenties en nous face à une situation complexe. Là encore, mieux comprendre nos émotions permettent de mieux les regarder et comprendre les messages qu'elles nous apportent. Cela peut être en les nommant, en les écrivant ou parfois en s'en éloignant par une activité apaisante qui va calmer le feu de nos émotions négatives. Là encore, l'objectif est d'aller puiser au fond de soi pour s'injecter des émotions positives qui élargiront notre champ des possibles pour résoudre une situation.


LA REACTION

Comment je réagis à une situation une fois que je l'ai perçue puis ressentie ? Là encore l'objectif est de réagir de façon constructive et positive et pour cela, deux éléments clés sont possibles : Si l'on se connaît bien et que nous avons réussi à bien comprendre nos émotions nous pouvons facilement exprimer nos besoins et ainsi construire une réponse qui vous apportera le réconfort nécessaire (ou du moins une partie) . Dans un autre cas, le meilleur moyen pour réagir positivement est d'échanger ! Echanger avec des amis aux réactions positives auront un impact rapide sur votre réaction.


Dans tous les cas, bien se connaître est le meilleur moyen de se reposer sur ses forces et anticiper les faiblesses en cas de coup dur. Sachez tout de même que les relations sociales, la gratitude et le pardon (soyons fous...mais remember Nelson Mandela...) sont les meilleurs outils pour booster sa résilience.


Pour aller plus loin sur ce sujet, découvrez dès maintenant quatre personnalités qui ont fait de la résilience leur meilleur allié : Les portraits de la résilience.


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