• Julie B.

La crise de la quaranquoi ??!

Avant de connaître celle qui nous enferme tous à la maison depuis le 16 mars, j'avais déjà expérimenté une autre crise de la quarantaine toute en questionnement intérieur. Très différente, pas si sûre...


L'âge de 38 ans a toujours résonné en moi comme une étape d'accomplissement personnel. J'avais 7 ans lorsque ma mère avait 38 ans et j'ai toujours gardé en tête combien elle était alors une femme belle, épanouie et en pleine ascension professionnelle...


J'attendais donc cet anniversaire comme une étape charnière, une sorte de jalon pour faire le bilan : suis-je moi aussi belle, épanouie, heureuse dans ma famille, mon cercle amical et surtout mon job ?


Ma 38e année s'est finalement achevée sur une note contrastée tendance bout du rouleau option j'en peux plus Bernard. Un nouveau poste à hautes attentes annoncées s'étant transformé au bout de 6 mois en petite cellule d'enfermement hiérarchique et mental, je me vis lentement vaciller et remettre ma carrière, ma vie, la Terre et l'Univers en question...




On pourrait l'appeler burn-out sauf que d'autres ont très vite penché pour l'option "Ben oui ma vieille c'est la crise de la quarantaine". La crise de quoi ?!! Non c'est impossible j'ai 31-32 ans tout au plus...Si si ça fait déjà 4 fois en 7 mois qu'on me dit que je fais plus jeune que mon âge...et aussi l'agent de sécurité de la tour et ma collègue Ingrid m'ont dit que je ressemblais à Virginie Efira donc pas possible...ben non vraiment...si ??

Force est de constater que le 16 juillet je soufflais bien mes 38 bougies et venais d'achever un cycle de coaching de 7 semaines pour sortir la tête du trou et me remettre les idées en place !


Le job que j'avais pris quelques mois plus tôt dans une très très grosse entreprise était pour moi la voie de l'accomplissement professionnel qui manquait à mon tableau de chasse. Le dernier pas social à réussir. C'était là que j'allais pouvoir gravir les échelons et devenir moi aussi une working girl, avoir des tailleurs, me promener toute la journée sur des talons de 12 cm, avoir les cheveux longs, animer des réunions et distribuer des dossiers à mon équipe.

Et puis un matin j'ai compris que mettre toute mon énergie, mon temps, ma créativité au service de présentations Power Point pour vendre des espaces me semblaient être d'un vide intergalactique, d'une tristesse infinie, d'un contre-sens total. Un point d'interrogation géant m'a explosé en plein milieu de la figure : Mais qu'est-ce que tu fous là ????????????


Alors j'ai pleuré. J'ai pleuré pendant environ 6 mois. Parfois au travail, parfois à la cantine, parfois devant une pub pour Nutella, parfois devant une vidéo sur Facebook quand un bébé appareillé entend pour la première fois la voix de sa maman...merde j'ai re-pleuré en y repensant...et puis on m'a posé la question qui tue : qu'est-ce que tu aimerais faire dans le fond ?...autant me demander si la pluralité des cultures fait-elle obstacle à l’unité du genre humain ? Mais qu'est-ce que j'en sais bordel ?!!


La crise de la quarantaine appelée aussi crise du "milieu de vie" pour te remettre une bonne tarte au cas où t'aurais pas compris que le compte à rebours a commencé...est donc cette époque de ta vie où tu souhaites tout simplement prendre le premier avion qui part là, maintenant, te barrer seule à Bali et recommencer tout à zéro en envisageant aussi peut-être de te changer ton prénom en Fauve, Frida ou Bulma parce que merde moi aussi je veux être différente okay ? Et puis tu réalises vite fait qu'enfants et mari n'étant pas encore totalement autonomes sur le remplissage de frigo et la maîtrise de la tresse en milieu scolaire, tu leur dois quand même encore quelques années de présence.


La crise de la quarantaine se situe entre 35 et 55 ans et touche de façon différente presque tous les quadragénaires.

Elle débute en moyenne autour de l’âge de 38 ans par une période de doute pendant laquelle la personne prend conscience de son parcours personnel et du temps qui passe. Il s’agit d’une remise en question profonde sur le sens de la vie, qui peut impacter tous les domaines : professionnel, amoureux, amical, familial, ou financier.

La personne devient irritable avec son entourage, se sent vide et impuissante car ses responsabilités lui rappellent qu’il est difficile de changer les choses...*


Tous (bientôt) concernés ? A en croire les experts, la crise nous guette tous ! A des degrés différents certes et un peu différemment selon notre genre mais l'heure du bilan a bel et bien sonné. La bonne nouvelle c'est que chaque crise ou remise en question nous permettent de nous arrêter un peu pour regarder un peu tout ce que l'on a accompli et bout-à-bout, depuis l'époque du 1er album d'Ace of Base il s'en ait passé des trucs et parfois des belles choses ! Alors ce bilan nous permet tout simplement d'y voir plus clair sur nos talents, nos compétences, sur nos envies, nos aspirations, nos besoins. C'est l'occasion de se regarder un peu le nombril et de remettre à jour la liste des rêves qu'on avait commencé à écrire il y a 10 ans. C'est l'occasion de renouer avec d'anciennes passions ou d'en découvrir de nouvelles avec ce petit je-ne-sais-quoi de "allez laisser passer maman je suis pas venue pour enfiler des coquillettes". Bref renouons avec nos coups de coeur, nos passions, nos kiffs, nos envies, laissons tomber les masques et renouons avec nos âmes d'enfants !


Finalement derrière chaque crise se cache un trésor, celui de la connaissance ! Celle qui nous fait grandir, nous fait avancer, nous fait progresser. N'est-ce pas au fond le but de cette grande histoire ?


Pour moi place à l'écriture, la danse, les gifs, les blagues un peu, la réflexion beaucoup et le partage toujours !


*source Ooreka.

Vous souhaitez recevoir la newsletter ou échanger ?

Laissez-moi un message

© 2020 by La Banane